olgaÂgée de 44 ans, mère de trois enfants, française d'origine espagnole et russe, je suis issue du monde de l'entreprise privée. Je suis depuis mars 2001 conseillère du 10e arrondissement de Paris, déléguée à la jeunesse et aux sports, et conseillère de Paris, adjointe au Maire Bertrand Delanoë chargée de la petite enfance et des familles. Lors de la précédente mandature, de 1995 à 2001, j'étais conseillère de Paris et déléguée à la petite enfance dans le 10e arrondissement. Je suis par ailleurs présidente de l’Assemblée des femmes Île-de-France, association militante pour la parité en politique.
L'égalité femmes-hommes est au cœur de ma délégation parisienne : la petite enfance est le temps où s'installe les inégalités, quand la femme est parfois obligée d'interrompre sa vie professionnelle ou de travailler à temps partiel pour s'occuper de ses enfants. Le monde de la petite enfance est celui où les stéréotypes sexistes perdurent, les personnels étant à 98% féminins, et dans lequel la mère reste souvent la seule interlocutrice des adultes en charge de l'enfant. En développant un ambitieux programme d'ouverture de 5 200 places d'accueil collectif, nous travaillons à la marche vers l'égalité, car trouver un place d'accueil pour son enfant est souvent le premier sésame pour concilier vie professionnelle et vie privée.
La loi sur l'autorité parentale que Ségolène a forgée, nous nous efforçons de la faire vivre à Paris dans le secteur de la petite enfance, en incitant les pères à participer à égalité à l'éducation des enfants, y compris pour les tâches dévolues traditionnellement aux femmes; nous sensibilisons les personnels de la Ville à traiter sur un pied d'égalité les pères et les mères; nous essayons de déprendre les jeux pour enfants des stéréotypes de genre, en sélectionnant par exemple les ouvrages qui ne reproduisent pas les archétypes de la domination masculine.
Ségolène, je l'ai connue lorsqu'elle était ministre de la famille, lors du séminaire qui a donné naissance au congé paternité. Cette mesure phare constitue pour moi l'une des grandes avancées pour l'égalité entre les sexes de ces dernières années, avec l'accès à la contraception d'urgence dans les lycées.
C’est en tenant compte de ces importantes réalisations que j’ai décidé il y a maintenant quelques mois de soutenir la candidature de Ségolène ; avec elle, je suis sûre que les paroles ne resteront pas lettre morte et que la cause des femmes sortira gagnante de son investiture. Dans le monde du travail tout d’abord : les femmes subissent souvent le temps partiel, doivent même mettre de côté leur carrière professionnelle pour élever leurs enfants et du coup se contenter de retraites plus faibles que les hommes, et malgré toutes les bonnes intentions les écarts de rémunération avec les hommes persistent : il y a beaucoup à faire pour que le monde du travail ne soit pas discriminant pour les femmes. Sans parler de leur faible représentation dans les postes à responsabilité, dans les conseils d’administration, leur cantonnement dans des tâches considérées comme spécifiquement féminines. Les récentes prises de position de Ségolène font naître un vent d’espoir pour les femmes au travail. Je suis par ailleurs persuadée qu’elle sera la candidate socialiste la plus volontaire pour mettre en place le service public de la petite enfance inscrit dans notre projet, autre facteur pour accéder à l’égalité.
Enfin, ses propos sur les femmes des pays en voie de développement m’ont particulièrement touché : oui, les femmes sont au cœur du co-développement, car, accaparées par leurs tâches familiales, elles souffrent de ne pas pouvoir développer leurs initiatives entrepreneuriales. Leur accès plus grand au microcrédit permettra de leur donner l’indépendance à laquelle elles aspirent.